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40ème
anniversaire de l'Action de Carême et de Pain pour le prochain
Toujours le même
rêve
Nous sommes au début des
années soixante. Le mouvement yé-yé, animé par les
"idoles des jeunes", prend de l'ampleur. Aux USA, le jeune Président
John F. Kennedy redonne un nouvel élan à un pays fatigué
et démoralisé. A Rome, le bon pape Jean XXIII lance le concile
Vatican II, au grand déplaisir des prophètes de malheur et des
pessimistes. Cette initiative donne un coup de jeune à une Eglise
universelle qui s'était assoupie, y laissant souffler un vent nouveau.
En Suisse, le Lucernois Meinrad
Hengartner propose, en 1961, au mouvement de la jeunesse catholique une
initiative exaltante qui finit par enthousiasmer les évêques
eux-mêmes : l'Action de Carême. Ainsi s'est instituée une
campagne annuelle d'information, couplée à une collecte,
d'envergure dépassant tout ce qui se faisait jusque là. Fr. 700
millions ont été ainsi récoltés depuis lors, un
montant investi dans des milliers de projets à travers le monde.
L'Action de Carême compte aujourd'hui parmi les plus importantes
organisations catholiques de solidarité en Suisse.
Après 40 ans d'accompagnement
par l'Action de Carême, nos partenaires du Sud doivent faire face
à de nouveaux défis. Nous pouvons appuyer leurs efforts:
- En finançant sur place des
programmes novateurs, capables de renforcer leurs capacités de se rendre
autonomes
- En contribuant ici, par le
travail d'information et par des prises de position courageuses dans le domaine
de la politique de développement, à créer les conditions
cadres favorables à un développement durable.
avec pourtant les pieds sur
terre !
Pour garantir un
développement autonome et durable des pays d'Afrique, d'Asie et
d'Amérique latine, l'indépendance politique ne suffisait pas : il
fallait également l'autosuffisance économique. Cette solide
conviction a conduit les autorités de la Fédération des
Eglises réformées de Suisse à fonder en 1961 Pain pour le
prochain. La coopération au développement menée par les
Eglises ne pouvait pas rester quelque chose d'uniquement " extérieur ",
sous la forme d'aide aux projets. Il lui fallait en outre s'enraciner en Suisse
en influençant la politique de développement et le débat
public.
Hans Ott, qui a été
secrétaire général de Pain pour le prochain de 1974
à 1991 - ainsi que l'initiateur et le président de la
Communauté de travail des uvres d'entraide suisses - et Meinrad
Hengartner ont consacré leurs énergies jusqu'au dernier souffle
pour les démunis, tous deux fidèles dans la foi,
l'espérance et l'amour du prochain.
Cet objectif initial garde
aujourd'hui toute son actualité. D'un côté, Pain pour le
prochain appuie les projets de 15 organisations partenaires suisses dans
environ 60 pays du Sud. Par ailleurs, notre organisme continue à
sensibiliser la population suisse aux drames existentiels du monde, mais aussi
au style de vie et à la culture des populations de ces pays. Il
contribue par là à renforcer la volonté de créer
des conditions cadres favorables à la lutte contre la pauvreté.
Ainsi s'explique notre engagement en faveur du commerce équitable, des
projets de promotion de la paix, des mesures de désendettement, ou
encore en faveur d'une répartition des ressources à la fois plus
équitable et respectueuse de l'environnement. |
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