Le FIFF lève le voile sur la programmation de sa 29ème édition!   

Avec un programme de quelque 150 films en provenance de 57 pays, enrichi par des expositions, des masterclass et des débats, le FIFF s’apprête à ouvrir grand ses salles et célébrer le cinéma dans sa totalité du 21 au 28 mars. La 29ème édition s’inscrit dans une liberté que la programmation abordera sous les angles de l’humour, de l’érotisme ou encore des peuples aux identités menacées, qui s’affranchissent au travers de leur art. La Compétition internationale verra douze longs métrages, produits par quatorze pays, concourir pour le grand prix Regard d’or, d’une valeur de 30'000 CHF.Le prix du jury œcuménique de CHF 5'000 est donné conjointement par les deux organismes d’entraide «Action de Carême» (catholique) et «Pain pour le prochain» (réformé) au réalisateur ou à la réalisatrice dont le film en compétition reflète le mieux les critères auxquels se réfère l’action de ces deux organismes dans le domaine de la coopération Nord-Sud.

Flyer

La 29ème édition du Festival ouvrira ses portes le samedi 21 mars, en présence de Manuel Sager, directeur de la DDC, avec la projection de Mr. Kaplan, une comédie uruguayenne sarcastique, en compagnie de son réalisateur Alvaro Brechner.

 

LE MEILLEUR DE LA PRODUCTION MONDIALE AU CŒUR DE LA COMPÉTITION INTERNATIONALE

Douze films, dans l’angle mort du circuit commercial, témoignant d’une grande diversité thématique et qui s’imposent par leur qualité esthétique. Deux films sont le fruit de co-réalisation : Life May Be, dont l’intensité du récit épistolaire entre Mania Akbari et Mark Cousins s’incarne avec poésie à l’écran (Iran, UK), et Sand Dollars (République Dominicaine), où la sincérité de la réalisation de Laura Amelia Guzman et Israel Cardénas, portée par l’excellence de l’interprétation de Géraldine Chaplin, dépeint au plus près l’histoire malheureuse d’un amour lesbien. La justesse du cinéma sud-coréen sera déployée dans le poignant Girl at my door, de July Jung. Des talents de cinéma pur se dévoileront, mettant en scène des jeunes individus en lutte, avec Ata, le premier film du jeune moine tibétain Chakme Rinpoche, Children Show de Roderick Cabrido (Philippines) ou encore Flapping in the Middle of Nowhere de Diep Hoang Nguyen (Vietnam). La production moyen-orientale sera également bien représentée avec deux films : The Valley, du Libanais Ghassan Salhab, qui a obtenu le prix du « Best Director from The Arab World » au Festival d’Abu Dhabi, et Theeb, un film jordanien de Nowar Naji Abu, lui aussi vainqueur d’un prix de réalisation à la Mostra de Venise. Avec González, Christian Diaz Pardo s’attaque au sujet épineux des méthodes lucratives dans la sphère évangélique et s’impose dans le jeune cinéma mexicain. La Compétition internationale : Longs métrages sera aussi l’occasion de retrouver des cinéastes ayant marqué le FIFF. Après son Regard d’or 2010 pour The Other Bank, George Ovashvili revient avec Corn Island. De retour également, Adilkhan Yershanov avec The Owners qui marque à nouveau le cinéma kazakh. Et Jafar Pahani comptera parmi les nommés de la compétition avec Taxi Téhéran, son dernier long-métrage très attendu et vainqueur de l’Ours d’or à la Berlinale. Bien qu’absent du festival, il signe avec ce film un nouvel acte de résistance face à son gouvernement.
Avec 18 pays représentés, la Compétition internationale : Courts métragestémoigne une fois de plus de la diversité de la production mondiale émergente.

 

LES JURYS DE LA 29èME EDITION

Le FIFF est très heureux de recevoir un jury d’envergure pour la Compétition internationale : Longs métrages. Avec une forte présence féminine, ce seront quatre réalisateurs-trices qui se distinguent par un commun engagement pour un cinéma sans artifice qui prend les sujets à bras le corps, particulièrement sur le thème des exclus, des marginaux : Alanis Obomsawin, pionnière du cinéma indigène nord-américain ; Alix Delaporte, doublement primée à Venise pour Le Dernier Coup de marteau (Première suisse au FIFF) ; Ursula Meier dont la rigueur n’est plus à prouver ; et Rolf de Heer qui poursuit son œuvre dédiée aux Aborigènes d’Australie avec Charlie’s Country. Le FIFF est également fier d’accueillir des jurés de premier ordre pour la Compétition internationale Courts métrages : Bettina Oberli, reconnue comme une des cinéastes suisses à succès; Elodie Brunner, productrice chez Box Productions à Lausanne ; et Guillaume Mainguet, responsable de l’atelier de production internationale Produire au Sud, à l’enseigne du Festival des 3 Continents de Nantes.

 

SECTIONS PARALLELES : LA LIBERTÉ DANS TOUS SES ETATS

La 29ème édition du FIFF s’ouvrira sur les aventures décapantes de Mr Kaplan, une comédie uruguayenne sarcastique d’Alvaro Brechner, qui fera partie de la section Décryptage : Pouvez-vous rire de tout ?Cette section présentera 18 œuvres partant aussi bien de l’incontournable PlayTime de Jacques Tati, projeté en version restaurée, au format de la mini-série avec la comédie poétique P’tit Quinquin de Bruno Dumont, ou encore avec des satires sociales comme Free Fall de György Pálfi. Ces films, qui osent s’offrir une liberté de ton et s’affranchir des critères commerciaux, sont aussi signés par de grands auteurs, comme Roy Anderson avec A Pigeon Sat on a Branch, ou s’avèrent parfois même plus inattendus à l’instar de Don’t Go Breaking my Heart 2 de Johnnie To.

La liberté du corps en proie à ses désirs s’incarnera dans Cinéma de genre : Terra Erotica I qui proposera différentes perspectives sur l’érotisme, notamment avec des réalisations féminines comme  Longing for the Rain (Chine) et Señoritas (Colombie), des hymnes visuels tels que  Celestial Wives of the Meadow Mari (Russie) , sans échapper au malaise et au puritanisme omniprésent en Occident dont sont issues les œuvres de grandes signatures telles que Larry Clark (The Smell of Us) ou encore Jean-Marc Barr (Too Much Flesh). A l’affiche de pas moins de trois films de cette sélection, l’acteur et réalisateur français sera présent à Fribourg pour conduire une Masterclass sur la représentation du corps et du désir, le dimanche 22 mars.

Les cartes blanches, que le FIFF s’attache à confier à des personnalités variées, continueront d’apporter de nouvelles dimensions à la programmation en puisant dans les différents angles de l’histoire du cinéma. Cette année, c’est Jean-François Stévenin qui livrera six de ses films les plus chers parmi lesquels, Love Streams de John Cassavates, réalisateur auquel il aura souvent été comparé (Sur la carte de…Jean-François Stévenin). Une carte blanche a également été donnée à Ossama Mohammed, auteur du bouleversant Eau argentée, Syrie autoportrait, qui, au travers des différents regards que portent les cinéastes syriens sur leur pays, racontera l’histoire d’une Syrie en souffrance avec 42 films courts et longs (Hommage à… : La Syrie par Ossama Mohammed). Défenseur des libertés du peuple rom, Tony Gatlif a désigné cinq films pour la section Diaspora : Tony Gatlif et les romsqui apportera un éclairage sur la diversité de cette culture. Gadjo Dilo et Latcho Drom seront remis à l’honneur aux côtés de réalisations plus anciennes, comme J’ai même rencontré des tziganes heureuxd’Aleksandar Petrovic, gagnant du Grand Prix du Festival de Cannes 1967. Ces questions autour du territoire et de la reconnaissance d’un peuple entrent en résonnance avec la section Nouveau territoire: Cinéma indigène nord-américain. Avec près de 20 films, documentaires et fictions, le FIFF s’apprête à mettre en lumière une cinématographie de résistance.  A découvrir : une génération, notamment de toutes jeunes filles, qui, à la suite de la pionnière Alanis Obomsawin, répond enfin à la représentation mensongère du peau-rouge, véhiculée par le cinéma hollywoodien.

C’est une allégorie vampirique très singulière qui clôturera le FIFF 2015. Avec A Girl Walks Home Alone at Night, Ana Lily Amirpour signe une œuvre indépendante qui a fait le tour du monde avant de réserver sa Première suisse au FIFF. 

 

PROGRAMMES SPÉCIAUX ET AUTRES SURPRISES

Les Séances spéciales auront de quoi ravir tous les cinéphiles : des plus petits, avec le dimanche FIFFamille qui projettera Khumbaet Felix, deux films pour enfants venus d’Afrique du Sud, aux plus chevronnés qui n’hésiteront pas à assister aux Séances de minuitfrissonnantes. Avec les films les plus extrêmes des sections Décryptage et Cinéma de genre, auxquels s’ajoutent des perles horrifiques comme Dios local ou Haemoo, ce ne sont pas moins de quinze propositions de minuit que le FIFF offre en dessert cette année. L’érotisme et l’horreur seront à l’affiche de Passeport suisse (Néade Nelly Kaplan et Doc of the Dead d’Alexandre O. Philippe) aux côtés de la Première mondiale du Le Masque de Sande Jacques Sarasin.

Planète Cinéma, le programme scolaire du FIFF, accueillera cette année encore plus de 10'000 élèves des établissements romands et alémaniques. Cette année, un accent sera mis sur les représentations des indigènes nord-américains au cinéma en proposant un programme de films en lien avec la section Nouveau territoire : Cinéma indigène nord-américain.

 

 

 

BILLETERIE

Prévente sur www.starticket.ch à partir du lundi 09 mars

ACCRÉDITATIONS

Les demandes d’accréditations peuvent être adressées jusqu’au 10 mars. Formulaire disponible sur le site du FIFF

 

DIRECTION

Thierry Jobin, directeur artistique
Esther Widmer, directrice administrative

 

LE SERVICE DE PRESSE

Le dossier de presse du FIFF 2015 ainsi que des images en haute définition sont à télécharger sur www.fiff.ch. Nous vous organisons volontiers des interviews avec les cinéastes, ainsi que la direction du Festival et restons à votre disposition pour toute question concernant le programme.

 

CONTACTS
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mercredi, 11 mars 2015, 14:04